Transport urbain de
voyageurs et stationnement

Ile de la Réunion

Voyagez en bus et découvrez l'Histoire de Saint-Denis avec la Ligne 11 du réseau Citalis

A l'occasion des Journées du patrimoine, Citalis souhaite participer à la découverte de l'évolution urbaine de Saint-Denis en organisant des visites guidées le Dimanche 16 Septembre 2012.

La ligne 11, voyagez en bus et découvrez l’Histoire de Saint-Denis, panorama de l’évolution urbaine de Saint-Denis :
Cette ligne de transport du réseau CITALIS donne à ses voyageurs les clés de lecture et de compréhension de l'évolution urbaine du chef-lieu de La Réunion. Du Square La Bourdonnais - arrêt Citalis [VICTOIRE]- à l'Allée des cocotiers - arrêt Citalis [COCOTIERS]- aux Camélias, elle permet de découvrir trois séquences de l’histoire de la ville :
 
Phase I : La Ville-Barachois : un outil pour la Compagnie des Indes.
[Square La Bourdonnais – Monument de la Victoire]
Arrêts Citalis à découvrir : [VICTOIRE – HOTEL DE VILLE]
 
Autour de 1735, Saint-Denis se structure dans un espace géographique contraint délimité par la Rivière Saint-Denis, la Ravine du Butor et la Ravine Ruisseau des Noirs.
La ville suit un plan en damier qui s’étend à l’Est vers la ravine du Butor, après la Rue des Limites, (actuelle rue AH-SAM), le long du Grand-Chemin (actuelle rue du Maréchal Leclerc).
Mahé de La Bourdonnais l'aménage pour les besoins de la navigation en l'équipant d'un pont-volant placé près de la Rivière Saint-Denis dont l'embouchure forme en se jetant dans la mer un barachois.
Il s’agit d’une passe qui permet à de petits bateaux de se mettre à quai. Le bas de la ville devient une zone portuaire et marchande.
 
 
Phase II : La Ville Néoclassique : Une zone d'habitat constituée de villas.
[Hôtel de ville – Place de Metz / Jardin de l’Etat]
Arrêts Citalis à découvrir: [HOTEL DE VILLE- PARIS- GARROS-JARDIN DE L’ETAT]
 
La ville néoclassique apparaît au milieu du XIXème siècle, période de pleine croissance économique.
Les villas, décorées de colonnes, comportent un axe de symétrie et de composition qui se lit en façade et dans le jardin, jusqu'à la rue.
Elles s'agrémentent d'une varangue (ouverte ou fermée), espace de réception et de transition entre la cour et l'intérieur. Les pièces sont aménagées en enfilade, de manière à rafraîchir les espaces de vie. Les annexes sont situées dans l'arrière-cour : godon (réserve à nourriture), calbanon (logement des domestiques), cuisine, poulailler. Le jardin, toujours situé devant la maison s'organise sur un modèle créolisé mêlant l'ordre dans le désordre. Des guétalis s'installent aux angles de ces cours-jardins.
 
 
Phase III : La Ville-Camps : des camps aux quartiers populaires
[Jardin de l’Etat – Allée des Cocotiers aux Camélias]
Arrêts Citalis à découvrir : [JARDIN DE L’ETAT-CITE PAPAYA- COCOTIERS]
 
Des camps regroupant majoritairement des Esclaves sont installés dans une vaste zone démarrant du haut des Rampes Ozoux, s’étendant autour du Jardin de l’Etat, longeant la Ravine Ruisseau des Noirs pour aller jusqu'au Camp-Calixte.
À l’exception du Boulevard Sud, les rues en place dès le XIXème siècle sont toujours les mêmes qu'aujourd’hui.
Les camps constituent un espace structuré et seront utilisés de la période Esclavagiste jusque la période Engagiste (1848 – 1938). Il se situe dans des zones moins favorables (risque d’inondation, paludisme) mais à proximité de zones d’écoulement d’eau répondant aux besoins du quotidien.

 

Square La Bourdonnais - Arrêt CITALIS : [VICTOIRE]

« Danse des Noirs sur la place du gouvernement le 20 décembre 1848 »
[ADR, IHOI : 1984.07.02.50 / Potémont, Adolphe Martial (1828-1883)]
 
Le bal des Noirs, fête de la liberté, sur la Place du Gouvernement  qui est l’ancienne Place d’Arme, et connu actuellement sous la dénomination Square La Bourdonnais, est le premier 20 décembre des Réunionnais. La position politique de Sarda Garriga reflète la volonté de pacification dans laquelle il veut inscrire l’abolition et la recherche d’un équilibre entre les intérêts des planteurs et la prise en considération de la nouvelle condition des anciens esclaves. Elle débouche, deux mois après son arrivée sur la proclamation de l’émancipation des Esclaves de la Colonie.
 

 

L’Hôtel de Ville - Arrêt CITALIS : [HOTEL DE VILLE]

 

« Hôtel de Ville de Saint-Denis. Rue de Paris »
[ADR, IHOI : 1984.07.04.30 / Roussin, Louis Antoine (1819-1894) /1880]
 
Amédée Bédier, maire de 1832 à 1848 est à l’origine du projet de construction de la mairie.
Il commande les plans à Pierre-Emile Grenard en 1843 et la première pierre est posée le 11 octobre 1846. Le chantier ne débutera réellement qu’en 1854 pour s’achever en 1860. Cet édifice, symbole de la prospérité de la colonie, se situe à l’intersection de la Ville-Barachois, à vocation  économique et de la Ville-Néoclassique, zone de résidence urbaine. Elle domine l’ancienne ville-jardin, actuel quartier du Bas de la Rivière.
 
La Providence - Arrêt CITALIS : [CITE PAPAYA]

 
 

 

« Etablissement de la Providence. Le Pénitencier »
[ADR, IHOI : 1983.02.02.57 / Roussin, Louis Antoine. Imprimeur]
 
En octobre 1858, la colonie crée sous le titre Etablissement de La Providence, une école agricole et professionnelle, un pénitencier de jeunes détenus et un hospice des vieillards et infirmes, confiés à la Congrégation du Saint-Esprit et du coeur de Marie qui y a installé un couvent.
 
C’est de cet établissement que le Boulevard tire son nom. Le bagne pour enfants est transféré à l’îlet à Guillaume, dans le fond de la Rivière Saint-Denis, en mars 1869.

Textes et recherches: Laurent HOARAU-Nathalie NOEL-CADET avec le soutient du Laboratoire LCF (Université de la Réunion)

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